Banniere Ministère
 Flash Info TELECAHERGER LE CALENDRIER/PROGRAMMATION HEBDOMADAIRE DES MARCHES AGRICOLES ET A BETAIL DU BENIN - - - - AVIS DE RECRUTEMENT DU CHEF DE PROJET ET AVIS D’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET (AMI) POUR LE RECRUTEMENT DEUX OPERATEURS CHARGES DE LA MISE EN ŒUVRE DES DEUX COMPOSANTES DU PROJET D’APPUI AU DEVELOPPEMENT DES FILIERES PROTEINIQUES (PADEFIP) FINANCE PAR L’AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT (AFD) - - - -
ACCUEIL LE MINISTERE ACTUALITES PROJETS/PROGRAMMES  TEXTES DOCUMENTS COMMUNIQUES FORUM CONTACT ARCHIVES
                           
Accueil
>>> Elevage

Zogbodomey/ L’élevage de l’escargot : une passion pour les jeunes de Zalimè

A Zalimè, un village de la Commune de Zogbodomey, l’agriculture constitue la principale source de revenu des populations notamment des jeunes agriculteurs. A côté, ils développent une autre passion pour l’élevage de l’escargot. Il connaît progressivement un essor à cause de la forte consommation du produit.

Plus besoin de se rendre dans la brousse pour avoir de l’escargot. Il suffit d’aller chez Olivier Lédjou dans la Lama à Zalimè, pour s’en approvisionner. En collaboration avec son frère Jean, il élève ce mollusque à domicile. « Après avoir raccroché en Terminale faute de moyen, nous avons décidé d’expérimenter l’élevage de l’escargot », informe olivier Lédjou, la trentaine environ. Justifiant la particularité de son choix, il a indiqué qu’il veut sortir de l’ordinaire pour éviter l’existant. Il embrasse alors un nouveau domaine impopulaire qu’est l’achatinaculture. Ainsi, sans une formation de base, il a aménagé à sa façon un espace d’environ 200 mètres carrés où il a installé un enclos qu’il s’évertue à entretenir au quotidien pour garantir la propreté autour de son activité. Bien aéré, l’enclos en paille est fait en terre de barre pour empêcher l’évasion des escargots. A l’intérieur, les conditions sine qua non d’humidité constante et alimentaires sont bien remplies pour espérer une bonne reproduction de l’escargot. Les mollusques de toutes tailles et de tous âges qui y sont élevés se sentent donc dans leur milieu naturel. Au bout de quelques années de tâtonnement, son expérience a fini par payer puisque sur sa cour, règne un marché de circonstance. Vers 9heures, vendeurs et acheteurs se donnent rendez-vous pour discuter le prix de l’escargot. Avec son petit frère Jean Lédjou, ils gèrent l’affluence en s’organisant autrement. Pendant que Jean, son assistant sert les clients acheteurs qui piaffent de patience, Olivier reçoit ses fournisseurs, les petits du quartier qui viennent lui livrer le produit. « En dehors de mes fournisseurs de proximité, nous achetons également nos produits auprès de ses fournisseurs des villes et campagnes environnantes. Pendant la saison des pluies, période propice à cette activité, nous parcourons des savanes, monts et vallées à la recherche des escargots. L’arrivage est souvent constitué des escargots multiformes », précise Oliver Lédjou tout en ajoutant que les petits font souvent l’objet de la spéculation sur le marché parce qu’ils sont mieux pour l’élevage. Ils coûtent généralement plus chers que les adultes. « Dans les villages, nous prenons les petits au kilo ou en tas alors que les gros morceaux se négocient au prix séparé », confesse Olivier Lédjou. Une fois rentrée, il procède à leur répartition suivant des critères bien définis et des résultats envisagés. Les petits sont séparés des adultes. Expliquant le processus devant aboutir à la production, Olivier Lédjou a signifié que les escargots géniteurs disposés dans des enclos préalablement préparés se croisent pour donner des œufs. La ponte intervient, lorsque toutes les conditions sont réunies, deux à trois semaines environ après le croisement. Les œufs issus de la ponte sont ramassés et mis en incubation. L’incubation peut durer 28 à 30 jours avant de donner naissance à de tous petits escargots. Comme toute activité, celle liée à l’achatinaculture a ses peines.

L’achatiniculture et ses réalités

« Les contraintes sont relatives à l’entretien constant des enclos et surtout à la surveillance alimentaire », note Olivier Lédjou. Les escargots se nourrissent d’un peu de tout : la farine de maïs, de manioc et de soja. Pour qu’ils se sentent dans leur milieu naturel, on leur jette aussi quelques fourrages frais, constitués de feuilles de bananiers et autres. Mais les espèces végétales deviennent rares lors de la sécheresse. De ce fait, l’alimentation des mollusques devient une lourde charge. « Durant la saison sèche, on découvre la facette noire de l’élevage de l’escargot. Les fourrages frais deviennent quasiment rares. Par les temps qui courent, la spéculation a aussi atteint les aliments de base que sont les farines de manioc, de maïs et de soja avec lesquelles nous nourrissons nos reptiles », souligne notre interlocutrice. Malgré cette situation qui peut conduire au désespoir et même à l’abandon de l’activité, il est heureux de constater que l’achatiniculture se développe progressivement dans d’autres coins en dehors de la Commune de Zogbodomey. « Au nom de la solidarité, je partage mes expériences avec d’autres que j’ai visité à Sèhouè. Dites-vous que j’ai été sidéré par ce que j’ai découvert et j’en suis fier », se réjouit Olivier Lédjou. Ce jeune homme, en dépit des maigres moyens utilisés, fait prospérer l’élevage de l’achatine et pense aller plus loin.

Une activité rudimentaire, mais rentable

A en croire les confidences d’Olivier Lédjou, l’élevage de l’escargot, malgré ses contraintes, demeure une activité rentable si et seulement si on y croit. Eleveurs et vendeurs s’en tirent à bon compte. Après trois mois, lorsque les conditions sont respectées, un l’escargot peut peser 12 à 16 kg et peut être ainsi mis sur le marché. Pour rentabiliser et optimiser leur production, certains éleveurs préfèrent attendre la saison sèche pour écouler leur production. C’est d’ailleurs le plan de markéting de Olivier Lédjou « Nous livrons sur commande nos produits à des clients locaux et quelques rares fois aux étrangers de la sous-région et/où à des Européens », déclare-t-il. Parlant de ses recettes, il confie qu’elle n’est pas stable. A titre d’exemple, il fait une livraison de 30 000 à 50 000 FCfa en 72 heures. Elles lui permettent donc d’assurer ses obligations familiales. En dehors de ses avantages pécuniaires, l’escargot contient d’après un nutritionniste assez d’éléments protidiques et d’autres vitamines essentielles. Dans les maquis et sur le marché, le nombre de consommateurs s’accroît. Cette viande est très appréciée par ceux qui l’adorent. « Plus rien au monde ne peut plus m’empêcher de consommer la viande de l’escargot » confie Pamphile Houessou. « C’est une viande qu’on peut consommer sans modération parce que ne présentant aucun risque sur la santé des consommateurs », renchérit Vivien Tossou, infirmier de formation. Cependant, une certaine couche de la société s’interdit pour plusieurs raisons d’en consommer ou même de s’y approcher. Certains ne mangent pas parce qu’ils trouvent son milieu de vie insalubre. D’autres estiment que cette viande est comparable au sexe féminin. L’escargot a aussi une valeur culturelle dans certaines communautés a fait savoir le sociologue Richard Anitchéou, sans donner plus de précision L’escargot représente selon lui, un totem que les gens vénèrent. « Lorsque, celui qui est sous la protection de ce totem viole l’interdiction, il s’expose aux conséquences », conclut Richard Anitchéou.

Zéphirin Toasségnitché

 

 

 
Mot du Ministre
Biographie
Agenda
     
 
 
 
 
SERVICES AUX USAGERS
Formation en alimentation et nutrition et en transformation des produits agricoles

Vérification technique

Suivi -Appui -Conseils

Permis d’importation pour les végétaux et produits végétaux

Inscription des structures prestataires de services en alimentation et nutrition au répertoire des intervenants en nutrition au Bénin

Formation en alimentation et nutrition et en transformation des produits agricoles

Contrôle qualité des produits agricole d’exportation et d’importation pour délivrance bulletin d’expertise et certification de contrôle

Contrôle et conseils pour la délivrance du certificat de qualité

Contrôle et certification des semances et plants

Certificat phytosanitaire pour l’exportation des végétaux et produits végétaux

Délivrance de certificat phytosanitaire pour l’exportation des végétaux et produits végétaux

Analyse au vu de la législation alimentaire pour importation

Délivrance de permis d’importation pour les végétaux et produits végétaux

Délivrance de l’autorisation d’expérimentation de produits phytopharmaceutiques.

Délivrance d’agrément (autorisation provisoire de vente ou homologation) des produits phytopharmaceutiques

Délivrance d’agrément professionnel requis pour la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et leur utilisation par les prestataires de services

Délivrance d’agrément professionnel pour l’application des fumigants

Vérification technique

>>> Toutes les démarches administratives
 
  © 2014 - MAEP -
TOUS DROITS RESERVES
  Mentions Légales
  Analyse de taux d'audience
LE MINISTERE ACCES DIRECT LIENS UTILES
Le Ministre
Le Cabinet
Les Directions Centrales
Les Directions Générales et Tech
Les Organismes et Agences
CONTACT
ACTUALITES DU MAEP
TEXTES
DOCUMENTS
LOI FONCIERE
SONDAGES